Présentation.

Outre une des innombrables aberrations orchestrées par l’humain quand il se sent tout puissant, « Les vaches à hublot » est un petit blog citoyen, d’infos et de réflexions (très) modestes sur notre (incorrigible) humanité, sur l’écologie en général (et le développement de l’écologie urbaine en particulier) et sur la (triste) condition animale.

Quelques archives plus anciennes et tout à fait perso y stagnent également…

Déménagement !

Les vaches à hublot ont déménagé. Elles sont désormais à l’adresse http://lesvachesahublot.com/

A bientôt !

Kate.

De la difficulté de se renseigner sur les produits non-testés sur les animaux…

Ca a l’air évident, comme ça, à l’ère d’Internet, de taper sur un moteur de recherche : « produits non-testés sur les animaux » et de savoir en quelques secondes que choisir et où…

Petit parcours du vegan-débutant que je suis, dans la jungle de la cosmétique et des produits d’entretien…

Première étape, simple et évidente, celle décrite plus haut, m’amène au label « One voice » (1), qui garantit sa liste de produits non-testés sur les animaux…  Chance, parmi les dizaines de marques inconnues et difficilement accessibles depuis chez moi (Bruxelles) en accès direct, j’aperçois le nom célèbre de « Yves Rocher » qui a eu la délicate attention de s’installer en voisin. Fin de l’histoire ? Toute heureuse j’envoie sur mon compte twitter un ptit tweet rappelant à mes quelques followers cette marque digne…

Deuxième étape, je découvre   »The body shop », marque éthique (2) qui a poussé la gentillesse jusqu’à s’être installée sur la même chaussée que la première… Je tweete aussitôt, histoire de passer le message aux autres vegan-débutants qui l’ignoreraient encore…

Troisième étape : Deux réponses à mes deux tweets…  L’une me faisant remarquer que « The body shop » a été vendu à l’Oréal (3), ce l’Oréal-même dont une association avait écrit il y a une vingtaine d’années (du temps de ma grande jeunesse mais ça m’avait frappée) : « Si vous saviez ce que l’Oréal fait aux animaux, vos cheveux se dresseraient sur votre tête »…  Coup dur ! Double coup dur même : « The body shop » n’était sans doute plus aussi fiable, et en plus j’avais balancé mon info sur Twitter sans aucune vérification préalable, faisant une confiance aveugle à « One voice ».

L’autre tweet est une réponse à celui concernant « Yves Rocher », qui aurait, depuis mon info, cédé aux sirènes du fric : non, « Yves Rocher » ne teste pas ses produits sur les animaux… en Europe, mais ne se gêne pas pour le faire en Chine, où la marque s’est implantée, et où ces tests sont obligatoires (4)… Sonnée, moi ! J’avais déjà annoncé à ma fille qu’au lieu de « Garnier », elle pouvait faire ses emplettes chez « Yves Rocher »…

Quatrième étape, frénétique : recherches supplémentaires… Et découvre ceci : en 2006, « The body shop » a effectivement été racheté par « l’Oréal », qui a juré ses grands dieux que rien ne changerait en ce qui concerne la pureté éthique de la marque… Trois ans plus tard néanmoins, une restructuration a lieu et des travailleurs de chez « The body shop » sont licenciés (5)… Gaia, l’association de protection animale signale que trois marques sont désormais retirées de la liste des marques non-testées sur les animaux. (6) D’autre part, on ne sait pas ce qui se passe réellement dans ces deux boîtes, et les défenseurs de la cause animale ne savent plus trop que faire à leur sujet…  Les uns pensent que même si « The body shop » est resté intègre, il n’en reste pas moins que l’argent qu’on y verse tombe inévitablement dans l’escarcelle de l’Oréal, contribuant ainsi indirectement au financement de l’expérimentation animale, et d’autres, que la marque n’a pas pu rester intègre vu la main-mise de l’Oréal, qui est déjà une trahison à la cause d’ailleurs… Et quant à « Yves Rocher », tout le monde s’accorde à fustiger son hypocrisie consistant à accepter de faire en Chine ce qu’elle proclame refuser de faire en Europe !

Bon, ok, mais alors, je vais où ? Je rappelle qu’au supermarché bruxellois de mon quartier, je ne trouve que des marques qui sont inscrites sur la liste noire des associations de protection animale, et précise que je ne suis pas motorisée non plus pour courir aux cinq cent diables, ni très argentée… C’est hallucinant : on dirait qu’aucun produit fabriqué par l’humain n’a pu l’être sans que des bêtes en souffrent, et cela va du biscuit (beurre et oeufs, mais je ne vais pas argumenter cela ici, ce n’est pas mon propos) aux produits d’entretien… Dur dur de faire ses courses quand on essaie de garder une éthique nouvelle-née.

Merci à cette tweeteuse pour ses renseignements, grâce à elle, après avoir chipoté avec découragement dans le monceau de marques écologiques et éthiques loin de chez moi (et chères), j’ai enfin trouvé une petite marque à prix raisonnable et accessible pour peu qu’on en commande les produits en ligne… Elle s’appelle « So’bio étic »… (7) Et pour le moment est la seule réponse à mes recherches motivées et ma persévérance. Notons aussi au passage que la marque de produits d’entretien « Ecover »  (8) elle aussi se passe des tests sur les animaux… Et encore Elf (9) Kiko (10), et le petit olivier (mais certains disent qu’ils testent parfois sur les animaux, à creuser !) (11) renseignés par d’autres vegans moins débutants que moi…  Bon, mais hélas, c’est fort fort peu… La liste noire des produits qui font souffrir les animaux, elle, est infinie, et omnipotente ! Cela me désole, parce que, si avant, je ne  savais pas, maintenant que je sais, je peux, oui, mais vraiment difficilement…

Ca me rappelle qu’en France, l’industrie de la viande s’est bien arrangée pour interdire dans les écoles et autres lieux publics, les plats végétariens (12).

Ca me rappelle qu’il est pas évident d’aller chez des amis sans se heurter à un sec « t’es chiante ! » quand on a le malheur de dire poliment : « non merci, je ne mange pas de viande »…

Ca me rappelle… Tant et tant de choses plus douloureuses les unes que les autres quand on ne se reconnaît plus le pouvoir absolu de massacrer les bêtes… En fait, c’est comme si toute notre société humaine était intégralement basée, non sur la langue, la culture, la religion ou même la région géographique (bases séculaires de nos nationalismes), mais sur la souffrance des animaux, qu’elle soit conjuguée en mode expérimentation, viande, fourrure, loisirs, vêtements, entraînements militaires  etc etc (13)…  Et pour nous qui cherchons à échapper à cette horreur underground que tant de gens (qui pourtant aiment les animaux) préfèrent ignorer, il est extrêmement difficile de tracer un chemin plus propre, plus éthique, fondé sur le respect de la vie et le dégoût de l’exploitation abusive et de la douleur.

(1) http://label.one-voice.fr/

(2) http://www.thebodyshop.fr/

(3) http://www.respire-asbl.be/L-Oreal-se-paie-une-image

(4) http://www.gaia.be/fr/actualite/yves-rocher-l-occitane-et-mary-kay-supprimes-de-la-liste-hcs

(5) http://www.lefigaro.fr/societes/2009/04/17/04015-20090417ARTFIG00241-the-body-shop-se-restructure-.php

(6) http://www.gaia.be/fr/actualite/yves-rocher-l-occitane-et-mary-kay-supprimes-de-la-liste-hcs

(7) http://www.beaute-test.com/bio/marque-so_bio_etic.php

(8) http://www.ecover.com/

(9) http://www.eyeslipsface.be/

(10) http://www.kikocosmetics.com/eshop/fr

(11) http://www.lepetitolivier.fr/

(12) http://www.lexpress.fr/actualite/societe/faut-il-interdire-les-menus-vegetariens-des-cantines-scolaires_1045049.html

(13) J’en profite pour glisser une info toute fraîche du jour à ce sujet : Obama signe pour un arrêt de entraînements militaires sur des animaux vivants, alleluia !  http://colette214.blogspot.be/2013/01/une-victoire-de-peta.html 

Mieux vaut tard que jamais, je découvre Fabrice Nicolino, sa « bidoche » et ses coups de gueule écologistes !

Je termine ce matin le pavé de Nicolino « Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde » (éd. Les Liens qui Libèrent)… Shame on me, il est sorti il y a 3 ans ! Une petite recherche sur le Net pour découvrir son blog, « Planète sans visa » : http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1260 que je recommande évidemment ! La page à laquelle je vous envoie en prolonge la lecture, car depuis 2009, il a continué la lutte…

Comment me rattraper de ce retard incroyable quant aux appels de cet homme intègre, au point d’avoir entre temps sorti cet autre bouquin incontournable : « Qui a tué l’écologie ? », pamphlet contre 4 vénérables institutions écologistes françaises http://cdurable.info/Qui-a-tue-l-ecologie-Fabrice-Nicolino-pamphlet-accusation-Greenpeace-WWF-France-Nature-Environnement-Fondation-Nicolas-Hulot,3310.html (oui, j’ai pris le lien dans le blog de cdurable.info, qui m’intéresse aussi).

En ayant lu le bouquin, en relayant les infos ? En me demandant enfin comment améliorer ma propre action, si embryonnaire encore !

Car embryonnaire, c’est le mot ! Je prépare un potager urbain chez moi, en lisant beaucoup de livres à ce sujet tant que l’hiver ne permet pas grand chose d’autre, j’apprends aussi la culture des légumes sains aux « Jardins participatifs d’Etterbeek », ok, c’est bien… J’ai passé noël chez une amie qui m’a trouvée « chiante » parce que je disais : »non, pas de viande pour moi, merci », et j’en suis fière (c’est l’action qui réduit le plus l’empreinte écologique, et c’est pas Nicolino qui me contredira !)…  J’ai renoncé définitivement à la voiture, à la consommation excessive, j’apprends la « sobriété heureuse » telle que la préconise Pierre Rabhi, cet agriculteur-philosophe dont j’aime les idées et le travail : http://www.fondationpierrerabhi.org/, bref, c’est déjà pas mal quand-même…  Alors d’où vient que je me sente toujours si inutile ? Sans doute parce que plus j’avance dans mes connaissances de ce qui se passe sur notre belle Terre saccagée, plus je rétrécis…

Là je me sens à la taille d’un microbe et aussi inutile que lui s’il est seul… D’accord, tout cela est mal dit, et je l’effacerais si j’avais un peu de fierté… Mais zut, même ceux qui parlent mal doivent s’exprimer, parce que trop peu de gens déjà ouvrent leur gueule sur l’état actuel des choses.

Tout est à changer sur les manières humaines, tout, mais, après la lecture de « Bidoche », il devient évident que la viande soit la plus urgente des réformes (Nicolino parle même de révolution) à effectuer… Alors je pense que dès que mon énergie me le permettra (j’ai encore des soucis de santé), j’accentuerai un peu la pression, histoire de ne pas seulement m’abstenir (de manger de la viande), mais aussi de faire passer le message de manière un peu plus active que par ce ptit blog…

Les mâles mal élevés ?

Voici un article qui m’interpelle aujourd’hui, suite aux réflexions sur la violence (et les armes) provoquées par le massacre de « Newtown », ce 14 décembre 2012.

Il souligne que, si l’on a mis en cause la légalisation des armes à feux, la folie, la télévision et la pauvreté aux Etats-Unis, on ne parle jamais du fait que ces crimes soient dans une immense majorité perpétrés par des hommes, c’est à dire des humains masculins !

Et voici le fond du problème soulevé par cet article, il émane de Jackson Katz , auteur, réalisateur, sociologue :

«En tant qu’homme blanc, votre a priori est que vous êtes le centre du monde. Vos besoins doivent être satisfaits. Il vous faut réussir, explique Katz. Lorsque cela ne fonctionne pas, les hommes en viennent souvent à se voir comme des victimes.» C’est ce qui explique la vitalité culturelle de la droite parmi les membres de la plus récente génération – beaucoup de ces hommes ont été amenés à se percevoir comme des victimes du multiculturalisme et du féminisme, deux tendances qui portent atteinte à la place centrale de l’autorité masculine dans notre société.» Katz souligne que l’on peut observer cette vision du monde dans le mouvement masculiniste (dit «des droits des hommes»). «Ils sont en première ligne des gens qui prétendent que les hommes sont les véritables victimes.» Tout cela ne veut pas dire qu’on verra devenir tueurs de masse tous les hommes qui ont l’impression de sentir glisser leurs prérogatives de pouvoir et d’autorité. Mais cette perspective plus ample est à garder à l’esprit.

Ce ne serait donc pas un hasard si les auteurs de ces massacres sont masculins… Est-ce à dire que nos mâles seraient mal élevés ?

« Qu’est-ce qu’un sociopathe? C’est une personne qui manque d’empathie. Pour Katz, «nous travaillons constamment à décourager, par socialisation, l’empathie chez les garçons». Si nous ne leur permettons pas aux de vivre et d’exprimer la vulnérabilité, la douleur et la peur sous prétexte que ces émotions sont en quelque sorte liées à la faiblesse (une caractéristique féminine), alors comment vont-ils être en mesure d’établir des liens au vécu des autres? «La sociopathie est la manifestation extrême de la façon dont notre société socialise les garçons», conclue-t-il. »

Ce sera mon sujet de réflexion du jour, que, bien entendu, je vais m’empresser d’élargir à tous les abus de pouvoir du monde, depuis les abattoirs jusqu’aux camps d’extermination nazis…

Pour l’article complet : https://www.facebook.com/notes/martin-dufresne/et-les-hommes-eux-propos-sur-la-masculinit%C3%A9-et-les-tueries-de-masse/10152375323115595

La science reconnaît enfin que les animaux ont une conscience !

Libération titre : « Les animaux en toute conscience », et révèle que les plus grands scientifiques de notre temps se sont penchés sur la question de la conscience animale en en concluant que, oui, vraiment oui, les animaux ont une capacité de réflexion fine, qu’ils ne sont donc pas de simples outils, ou de simples produits, dont l’humain à le droit de se servir à tort et à travers selon son bon vouloir, mais des êtres dignes de respect et de leur liberté.

Alors maintenant, à quand la suppression de la cruauté des élevages industriels ? A quand l’humanisation (dans le sens compassionnel du terme) des méthodes d’abattage ? Voire, à quand la fin des abattages ? A quand la généralisation des méthodes alternatives pour la recherche scientifique ? A quand la suppression des dépeçages d’animaux vivants pour la fourrure ? A quand la fin des corridas ? Des cages minuscules des cirques ? etc etc etc, la liste est aussi infinie que l’imagination humaine quand elle se déploie pour faire du profit sur le dos des plus faibles qu’elle…

Jadis, la « conférence de Valladolid » planchait sur la grande question de savoir si les amérindiens avaient ou non une âme ! Puis il a encore fallu quelques siècles pour reconnaître aux Noirs cette même conscience… Que l’on ne s’arrête pas en si bon chemin : les humains ne sont pas les seuls à avoir une conscience,et si la science désormais l’admet, il est décidément grand temps de sortir de notre ignorance bien commode, pour chercher des manières plus éthiques et plus propres de survivre et de vivre bien.  Et puis ne négligeons pas non plus qu’oublier de tenir compte de l’intégrité des autres habitants de cette Terre, équivaut à nous saborder à plus ou moins court terme…

Double ignorance, double mauvais calcul, mais si les scientifiques ont ouvert les yeux sur ce que les observateurs simples savent depuis toujours, reste à le faire comprendre à tous les autres, puisque cette nouvelle reconnaissance équivaudra peut-être enfin à une nouvelle légitimité…

C’est en tout cas pour ma part la meilleure nouvelle que j’ai lue depuis bien longtemps !

Adresse de l’article de « Libération » :

http://www.liberation.fr/sciences/2012/08/30/les-animaux-en-toute-conscience_842936

Un potager dans la caillasse urbaine.

Un potager dans la caillasse urbaine. dans Potagers jardin-vue-densemble1-300x225

Mon jardin vue d’ensemble, le coin potager sera à gauche.

C’était une cour, je l’ai dépavée mais il y a de la caillasse en dessous, aucunement une terre de culture ! En plein Bruxelles, minuscule et peu ensoleillée… Polluée sans doute… Entourée de hauts murs… Et pourtant, je me suis mis en tête d’y faire pousser des légumes, à la manière dont les nouveaux maraîchers urbains partent à la conquête des toits et des balcons… Un combat lent et calme de la nature pour se réapproprier la ville !

Bon, mais d’abord, impossible de creuser en pleine terre, c’est trop caillasseux quoi !

J’envisage la table potagère, un bac de plus ou moins 1m20 sur 1m20 si possible, placée dans la partie sud-est qui dans mon petit trou est la plus ensoleillée. En hauteur aussi puisque j’ai encore un lapin vorace qui rôde, creuse et bouffe (et puis la hauteur, ça casse moins le dos) !

Ce que j’apprends aux jardins participatifs d’Etterbeek depuis un mois, je vais le mettre en pratique aussi chez moi.

La période de l’hiver est bonne pour commencer tout ça : c’est la période où la terre dort et où on peut faire tous les préparatifs pour les semis à venir…

La table doit encore arriver, puis la terre, le compost, sur le site Semailles on peut trouver des graines, ne pas prendre les F1 qui sont stériles pour les années suivantes… Privilégier les graines reçues d’ailleurs…

Je lis aussi beaucoup. Je me renseigne sur internet.

Pour le moment voici mes lectures :

-Suzan Berry, Jardins simplicimes, marabout, 2006.

-Josep Maria Vallès, Un potager sur mon balcon, rouergue, 2009.

-Anne-Marie Nogeleisen, Le potager en carré, ulmer, 2009.

-La revue « Rustica pratique ».

Pour les sites, je consulte les liens mis à droite de ce texte… A cliquer selon le plaisir et les attentes…

Sur ce blog, je voudrais rendre compte de l’évolution de ce mini potager perso, en parallèle avec l’expérience de celui des Jardins Participatifs d’Etterbeek.

Un bon début !

Premiers pas aux jardins participatifs d’Etterbeek (Bruxelles).

Premiers pas aux jardins participatifs d'Etterbeek (Bruxelles). dans Potagers jardins-participatifs-1-300x199

 Jardins participatifs d’Etterbeek (à côté du chemin de fer).

Cela a commencé il y a un mois… Une distribution gratuite de framboisiers était organisée, et j’ai été. C’est là que j’ai rencontré une des personnes qui s’occupent des lopins de terre aux jardins… Il a gentiment accepté que je vienne travailler avec lui !

Les jardins participatifs, c’est une récupération gonflée des remblais du chemin de fer, entre la gare du Luxembourg et la gare d’Etterbeek à Bruxelles… Qui aurait dit que ces bandes de terre rejetées, mal situées, toutes de traviole et battues par les vents aurait un quelconque intérêt ? Et pourtant ! Quelques travaux de terrassement plus tard, un coin de nature prolifique promettait d’offrir à nous, urbains, un peu de notre Eden perdu…

Des associations s’y sont installées, des gens de bonne volonté ont pris la bêche, et les premiers légumes ont poussé, non loin d’une mare et de ruchers… C’est petit, c’est rikiki, c’est tout en longueur à côté des trains qui s’affairent, mais c’est calme et la terre y parle comme partout où on la laisse s’exprimer sans la violenter.

La terre, enrichie naturellement par le compost, se donne et offre ses fruits et ses légumes.

Mes premiers pas sont ceux d’une amoureuse qui n’a jamais vu celui qu’elle aime, mon ignorance de la terre est abyssale… D’elle, je ne connais que la petite biodiversité de mon propre jardinet conquis sur des dalles qu’il m’a fallu arracher moi-même… Un terrain minuscule de caillasse comme pas mal de cours bruxelloises… Mais déjà, un peu de terre de récup et le laisser faire qui donne à la nature le temps de se réinstaller, et j’ai pu voir arriver chez moi les fraises des bois, le houx et les bulbes printaniers, et une faune très abondante depuis les escargots jusqu’aux oiseaux… sans compter les petits travailleurs du sous-sol, j’ai une de ces collections de vers de terre !

Néanmoins, ce contact chéri avec la nature de mon jardin n’a rien à voir avec une demande de ma part de me nourrir de lui, et encore moins avec les techniques de conversation avec la terre généreuse… Or, j’ai envie de manger ce qu’elle me donnerait sans passer par l’industrie et le pognon… Juste un délicat échange entre elle, mère nourricière, et moi enfant respectueuse et reconnaissante…

D’où, les jardins participatifs, j’aime bien aussi l’idée de la nature qui se réinstalle en ville, j’y tiens beaucoup, je veux y participer !

Les premiers pas aux jardins sont déjà une expression de générosité : je montre mon intérêt, et je repars avec un framboisier, un cassis, des fraisiers, et on me promet des topinambours, un légume que je n’ai jamais goûté.

Ces premiers pas, c’est aussi la rencontre avec deux garçons super, d’une association pour handicapés mentaux. La générosité de la terre est universelle, pourvu qu’on l’aime et l’approche, elle se donne et donne. Et à moi que le rythme fou d’une ville, ses horaires, sa mentalité compétitive, son stress, a cassée, je découvre qu’ici, la lenteur est plus appréciée que le « tout vite vite » qu’on m’inculque depuis toujours, et l’accueil sans réserve aucune à tout humain, fût-il de ceux dont les autres humains se méfient et mettent de côté.

La terre ne met personne de côté, ni les faibles, ni les vieux, ni les lents, mieux, elle nous révèle qu’en nous pressant année après année, nous nous sommes trompés : elle a besoin de son rythme paisible pour être la plus triomphante… Et que l’esprit de compétition n’a non seulement pas lieu d’être, mais est ridicule.

C’est là, avant même d’avoir commencé à bêcher, la première leçon que j’ai reçue.

J’en ressors apaisée… Enfin un lieu où je ne dois pas prouver et m’imposer, ou violenter le temps… Ici, ce sont d’autres valeurs qui prévalent : le respect, l’attention, la patience… On ne joue plus dans la même cour, et quand, debout à côté des planches et des lignes de légumes, je regarde les trains bondés de gens en stress, je me dis que j’ai peut-être enfin trouvé ma place ?

 

 

Comment je suis devenue végé…

Je suis devenue végétarienne en plusieurs années… j’ai jamais mangé de cheval, puis supprimé les bébés animaux (agneaux, veaux…), ensuite tous les mammifères, ensuite le poulet, puis le poisson, j’en suis arrivée à éviter complètement les fruits de mer… Depuis deux ans, c’est fait.

Comme j’aimais la viande et que j’ai eu peur de « craquer », j’ai fait deux choses : faire du bénévolat dans un refuge pour chevaux sauvés des abattoirs (je le conseille vivement à ceux qui aiment les chevaux, on se sent merveilleusement utile et c’est pas gore puisque ce sont des chevaux sauvés), et deuxièmement, je me suis FORCEE à regarder sur Youtube les conditions d’élevage, de transport et d’abattage pour tous les animaux, du poulet jusqu’au cheval, sans oublier les pauvres chiens asiatiques dépeçés vivants pour leur fourrure… j’ai failli vomir plusieurs fois, mais j’ai été jusqu’au bout. Très efficace : maintenant, si je vois de la viande, je suis totalement dégoûtée.

A ceux qui disent : »ça ne changera rien si je deviens végétarien(ne) » je réponds que perso, je ne veux pas participer à l’holocauste.
Sinon, j’essaie de rester tolérante, chacun a besoin d’un temps pour que le déclic se fasse. Par exemple, je force pas mon ado de fille à ne pas en manger, juste, chez moi, y a pas de viande, elle en mange ailleurs comme elle veut : je constate tout de même que, même sans la forcer, elle en mange de moins en moins parce qu’elle se sensibilise.

Et pour ceux qui s’en foutent de la souffrance animale, y a cet excellent reportage (« Love meat tender »  ;)  ), fait par des non-végés n’est pas du tout gore, et qui explique tout simplement les conséquences pour la Terre, par exemple, l’Amazonie et les petits fermiers qui y cultivaient leurs propres céréales, de l’agriculture intensive générée par la nécessité de nourrir ces tonnes de bétail.
La solution ? Diminuer les quantités de viande, ne pas faire naître trop d’animaux destinés aux assiettes, c’est tout simple.

Encore un ami qui s’en va…

Après une radiographie, où l’on m’a montré que mon cobaye ne souffrait que d’une dent trop longue, et une opération (le 8 nov 2011), où on a repéré qu’il avait finalement aussi une infection, mon Choupi n’a toujours pas pu manger seul et j’ai passé presque deux semaines à le nourrir et l’abreuver à la seringue… puis je l’ai ramené à la clinique en pleurant car aucune amélioration. Ils me l’ont donc gardé en observation, et après quelques jours, décidé qu’il faudrait une deuxième opération (le 24 nov)… mais quelques jours plus tard, encore aucune amélioration, il n’arrive toujours pas à manger ou boire seul.

Le véto me dit qu’on va devoir l’euthanasier finalement ! Ben oui, d’un truc bénin soigné tout de suite, on est passé à la grosse artillerie ! Je suis attérée ! Programmation pour le 29 nov à 17h, je dis que je viens, bien sûr (apparemment tous les « propriétaires » d’animaux ne supportent pas d’être là pour leur grand passage, pour moi, c’est un acte d’amour naturel et évident…).

Coup de téléphone le même jour un peu après 13h… le véto… qui me dit doucement : »hélas, il ne vous a pas attendue… »

C’est la première fois que je ne suis pas auprès d’un de mes amis (ami-maux, animaux), qu’il meurt sans moi.

le doc : »vous ne devez pas venir, on peut l’incinérer ici, si vous préférez »… mais je suis là aussi quand un animal est déjà mort… parce Choupi mort, c’est toujours Choupi, moins la lumière de ses yeux… Alors bien sur je suis allée le chercher pour l’enterrer dans le jardin, à côté de sa soeur Pluche, et bien sûr je l’ai pris dans mes bras avec mes larmes sur son pelage pour lui dire encore mon amour. Au revoir Choupi-chon… Tu ne disputeras plus à Cassis l’honneur de draguer les filles désormais. Doux Choupi, je t’aime.

(édit : à cause des changement d’interface de l’admin qui met les blogs d’Unblog dans des situations chaque jour différemment rocambolesques, je n’ai mis cet hommage à Choupi qu’aujourd’hui. Espérons qu’il ne s’efface pas au moins…)

 

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